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Il y a bien des façons de rendre hommage au pays merveilleux où nous avons choisi de vivre entre Luberon et Ventoux, entre Rhône et Alpes, entre ciel violent et terres écarlates : par la plume et par le chant, par les lignes et les couleurs, en un certain ordre assemblées, par l’invention de formes neuves.

Karl Heinz Diegner, venu du pays de Kant en
passant par celui de Jorge Amado, ce Brésil qui persiste à l’enchanter comme beaucoup d’autres,
a choisi d’ajouter à nos escarpements multicolores, des grâces féminines désormais implantées,
désirables, dans notre ciel.

À l’exemple de ces maîtres, Arp, Brancusi, Henry Moore, notre Diegner a choisi d’interposer, entre terre et soleil, des formes hardiment inventées
à partir de la vie.
D’albâtre surtout, de stéatite, de bronze ou de pierre, ouvertes ou repliées pour mieux bondir vers vous, elles ont l’audace de vivre, entre terre rouge et soleil bleu.

Le corps de la femme est son Amérique aux infinies ressources, étonnement, détour et découverte.
Quelle Amazone, quelle Orenoque invente-t-il en cette hanche d’albâtre, en ce dos incurvé comme une colline ? Rien que la terre, toute la vie, et l’explosion des rêves.
J’ai chaque jour sous les yeux, un bronze surgi
de ses mains d’ingénieur, sublimé en créateur.

Un Diegner est mon hôte bien réel. Qui, muni d’une plume glissant sur le papier, peut se prendre pour un créateur comme ce conquérant de l’espace ?

 

Jean LACOUTURE, journaliste et écrivain. Roussillon, avril 2007.